Littérature post-11 septembre

Se couper de sa famille, de ses responsabilités. S’effacer de soi, se soumettre aux règles du poker après le traumatisme du 11 septembre. Dans quel régime répétitif, dans quelle mécanique se dissoudre ? Du stress post-traumatique du 11 septembre, Don DeLillo tire ce roman grandiose, L’homme qui tombe.

Traduite par Marianne Véron, cette fable initiatique éclatée contemporaine met en scène des personnages qui se débattent sous la toile arachnéenne du 11 septembre. Seul élément structurant, seul élément fédérateur : un homme qui tombe.

Le fracas de la chute est logé dans le texte, l’accumulation des phrases, dans cette nouvelle ère où les corps tombent, soumis à une tectonique de plaques géopolitiques en régime chaotique. La question que pose Don DeLillo dans ce roman qui fera date est évidemment une question stylistique fondamentale. Comment écrire la chute, comment faire tenir dans une phrase ce qui défait un monde.

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