{"id":95,"date":"2020-01-01T16:11:00","date_gmt":"2020-01-01T15:11:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lapagederita.com\/?p=95"},"modified":"2022-06-06T17:50:09","modified_gmt":"2022-06-06T15:50:09","slug":"une-annee-qui-sacheve","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lapagederita.com\/?p=95","title":{"rendered":"Une ann\u00e9e qui s\u2019ach\u00e8ve"},"content":{"rendered":"<div style=\"text-align: justify;\">\n<div data-original-attrs=\"{&quot;style&quot;:&quot;&quot;}\">\n<div class=\"separator\" data-original-attrs=\"{&quot;style&quot;:&quot;&quot;}\">&nbsp;<\/div>\n<p><span style=\"font-family: georgia;\" data-keep-original-tag=\"false\" data-original-attrs=\"{&quot;style&quot;:&quot;&quot;}\">Une autre, me direz-vous. Pas vraiment en ce qui me concerne, puisque j&rsquo;ai mis un point final \u00e0 mon roman. J&rsquo;ai mis beaucoup d&rsquo;\u00e9nergie \u00e0 \u00e9crire ce livre, alors il ne suffit pas maintenant de trouver un \u00e9diteur ou un simple distributeur, mais de trouver le bon moyen&nbsp; de d\u00e9fendre ce livre sans le noyer dans une masse compacte et&#8230; liquide.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div data-original-attrs=\"{&quot;style&quot;:&quot;&quot;}\"><span style=\"font-family: georgia;\"><span style=\"font-family: georgia;\"><span data-keep-original-tag=\"false\" data-original-attrs=\"{&quot;style&quot;:&quot;&quot;}\"><br \/>\nCe site qui devait initialement \u00eatre un site de lecture et d\u2019\u00e9criture s\u2019est modifi\u00e9 au cours du temps et il y a d\u00e9sormais une rubrique d\u00e9di\u00e9e aux&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.blogger.com\/blog\/post\/edit\/661786216807919329\/7271311697269302635?hl=fr#\" data-original-attrs=\"{&quot;data-original-href&quot;:&quot;https:\/\/lapagederita.blogspot.com\/search\/label\/Mus\u00e9e%20%2F%20th\u00e9\u00e2tre%20%2F%20cin\u00e9ma&quot;}\">mus\u00e9es, th\u00e9\u00e2tre ou cin\u00e9ma<\/a>. L\u2019occasion de revenir sur les messages que vous m&rsquo;envoyez dans ma messagerie priv\u00e9e, sur Twitter ou&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.blogger.com\/blog\/post\/edit\/661786216807919329\/7271311697269302635?hl=fr#\" data-original-attrs=\"{&quot;data-original-href&quot;:&quot;https:\/\/www.babelio.com\/&quot;}\">Babelio<\/a>. En ce qui concerne mes billets de lecture \u2013 puisque c\u2019est de l\u00e0 que tout a d\u00e9marr\u00e9 \u2013, vous ne trouverez pas sur ce site un r\u00e9sum\u00e9 de l\u2019intrigue, mais une esquisse des th\u00e8mes qui occupent l&rsquo;auteur et du terreau de son imagination, les interrogations qu&rsquo;il soul\u00e8ve, son regard sur le monde, ce que la lecture du texte a modifi\u00e9 dans ma perception du monde. Cette fin d\u2019ann\u00e9e m\u2019offre l\u2019occasion de remercier ceux qui appr\u00e9cient mes critiques et qui m\u2019\u00e9crivent aimer venir ici parce qu\u2019ils n\u2019y lisent pas le \u00e9ni\u00e8me article qui r\u00e9sume un livre, parce qu&rsquo;ils d\u00e9couvrent une grille de lecture, des d\u00e9tails qui ne les ont pas frapp\u00e9s. Ce recul (et ce luxe puisque je n\u2019ai aucune contrainte) que je garde ici, pour parler des livres que j\u2019aime, et uniquement des livres dont j\u2019ai envie de parler, est un vrai plaisir car \u00e9videmment ces lectures alimentent mon \u00e9criture. Bien que je lise et remplisse mes livres de post-it depuis quelques ann\u00e9es, mes lectures attentives, le crayon et un carnet \u00e0 la main sont plus r\u00e9centes, et cet \u0153il critique m\u2019aide certainement \u00e0 \u00e9crire avec plus de dext\u00e9rit\u00e9 et \u00e0 faire \u00e9voluer mes textes.<\/span><\/span><\/span>&nbsp;<\/p>\n<p>Il me semble que comme pour l\u2019\u00e9criture, il faut r\u00e9ussir \u00e0 garder cette flamme allum\u00e9e en tant que lecteur, celle qui nous \u00e9claire sur le chemin de notre inconscient, celle qui r\u00e9veille des sentiments en sommeil, celle qui nous donne une grille de lecture qui nous \u00e9claire sur nous-m\u00eame et sur le monde qui nous entoure. De m\u00eame que l\u2019\u00e9criture biographique sombre quelque fois dans un \u00ab je \u00bb effusif, la lecture autocentr\u00e9e sur des th\u00e8mes que l\u2019on croit \u00eatre nos th\u00e8mes de pr\u00e9dilection enferme dans un cercle qui se r\u00e9duit peu \u00e0 peu \u00e0 un point. \u00ab Dis-moi ce que tu lis et je te dirai qui tu es \u00bb est une pens\u00e9e fr\u00e9quemment r\u00e9pandue et vraie, mais je crois que l\u2019on peut l\u2019\u00e9tendre \u00e0 dis-moi ce que tu lis, les chemins de traverse que tu empreintes pour \u00e9largir ton horizon, et je te dirais ce que tu souhaites modifier. Se laisser bousculer par la lecture est important, tr\u00e8s important m\u00eame (d\u2019o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9 de r\u00e9colter des conseils de lectures chez un tr\u00e8s bon libraire, ou un critique ou lecteur \u00e9clectique). La lecture pour le devenir, donc. Et la lecture \u00e9galement en tant que nourriture pour l\u2019\u00e9criture. Et toujours ce va-et-vient perp\u00e9tuel entre le choix conscient et l\u2019\u00e9tincelle de lumi\u00e8re inconsciente qui clignote au fond d\u2019un chemin de traverse.<\/p>\n<p><!--more-->L\u2019impasse qui s\u2019ouvre, les sentiers ignor\u00e9s, les chemins non balis\u00e9s. Puis l\u2019\u00e9criture qui relie, qui trace un chemin vers l\u2019autre. La chose la plus importante : j\u2019\u00e9cris pour aller vers l\u2019autre, comme beaucoup d\u2019\u00e9crivains certainement. Dans tout bon livre, il me semble, l\u2019\u00e9crivain rejoint le lecteur. Dans tout bon livre, les th\u00e8mes qui hantent un auteur sont des th\u00e8mes universels. Tous les livres parlent de la m\u00eame chose : la vie, l\u2019amour, la mort, l\u2019amiti\u00e9, les liens filiaux, le sens de notre existence. Ce qui importe, c\u2019est le regard, la plume de l\u2019auteur. Et bien s\u00fbr la v\u00e9rit\u00e9 de sa plume, sinon je contredis tout ce que j\u2019ai \u00e9crit pr\u00e9c\u00e9demment \u2013 tous ces chemins trac\u00e9s vers l\u2019inconscient, vers ce qui ouvre le regard. Sortir de soi, donc. Car il ne s\u2019agit pas d\u2019\u00e9crire pour s\u00e9duire mais de s\u00e9duire parce que l\u2019on a laiss\u00e9 une v\u00e9rit\u00e9 transpara\u00eetre. Je ne parle \u00e9videmment pas de r\u00e9alit\u00e9, de fiction r\u00e9aliste, mais de v\u00e9rit\u00e9 intime, de la vraisemblance de l\u2019univers d\u00e9crit, de son ad\u00e9quation avec le propos de l\u2019auteur, de sa fa\u00e7on de d\u00e9rouler son intrigue, sans myst\u00e8re fictif pour app\u00e2ter le chaland. Je parle de l\u2019intensit\u00e9 des \u00e9motions, du d\u00e9sir inh\u00e9rent \u00e0 ce besoin de dire la v\u00e9rit\u00e9. Je parle de la musique des phrases, du son juste. Du souffle qui soul\u00e8ve ces phrases. De la respiration. Pas une respiration de b\u00eate qui p\u00e9dale pour nous impressionner, le torse dress\u00e9 contre une soufflerie automatique, le bras qui coupe toutes les branches qui d\u00e9passent pour offrir une \u00e9ni\u00e8me fois un paysage conforme aux attentes. Mais d\u2019une b\u00eate, qui peut-\u00eatre souffre, respire, jouit, dont les sentiments nous touchent et apparaissent dans toute leur densit\u00e9 une fois le livre referm\u00e9, comme quand \u00ab des fils de lumi\u00e8re orange parcourent le ciel comme un songe de nuit, comme quand un \u00eelot de lumi\u00e8re requiert une attention que l&rsquo;on repousse. \u00bb (extrait de mon roman \u00e0 para\u00eetre cette ann\u00e9e)<\/p>\n<p>La raison d\u2019\u00eatre de l\u2019\u00e9criture est certainement cette recherche de v\u00e9rit\u00e9, cette qu\u00eate qui nous fait tracer tant de trajectoires pour d\u00e9fricher dans les m\u00e9andres de l\u2019\u00e2me humaine ce qui nous rapproche ou nous dissemble. Une phrase que l\u2019on assigne \u00e0 Aristote et que j\u2019aime beaucoup \u00ab L\u2019homme n\u2019a que deux mobiles : la v\u00e9rit\u00e9 et l\u2019amour. \u00bb Et bien voici un mobile in\u00e9puisable, la recherche de v\u00e9rit\u00e9, cette qu\u00eate que nous poursuivons tous avec assiduit\u00e9 qui nous fait tant aimer des auteurs comme Virginia Woolf qui, je dois l\u2019\u00e9crire \u00e0 nouveau, a \u00e9t\u00e9 mon phare cette ann\u00e9e. Sa place dans mes lectures ne cessera donc jamais de croitre, car bien s\u00fbr relire Virginia Woolf revient \u00e0 gonfler un sentiment diffus, encore et encore, qui jamais ne s\u2019affaisse, jamais ne s\u2019apaise.<\/p>\n<p>Comme beaucoup d\u2019auteurs, j\u2019\u00e9cris \u00e0 partir d\u2019images, d\u2019images qui apparaissent avec insistance et bien entendu les \u00e9motions suscit\u00e9es par ces images sont le moteur de l\u2019\u00e9criture. C\u2019est ce petit chemin entre le conscient et l\u2019inconscient, la petite lumi\u00e8re bleue telle que d\u00e9crite par&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.blogger.com\/blog\/post\/edit\/661786216807919329\/7271311697269302635?hl=fr#\" data-original-attrs=\"{&quot;data-original-href&quot;:&quot;https:\/\/lapagederita.blogspot.com\/2019\/06\/en-coulisses-devgueni-zamiatine-traduit.html&quot;}\">Zamiatine<\/a>&nbsp;qui me guide, et cette lumi\u00e8re bleue s\u2019allume dans diff\u00e9rentes situations, rien de pr\u00e9visible, bien qu&rsquo;il y ait des \u00e9l\u00e9ments d\u00e9clencheurs. Parfois totalement inattendus, par exemple le&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.blogger.com\/blog\/post\/edit\/661786216807919329\/7271311697269302635?hl=fr#\" data-original-attrs=\"{&quot;data-original-href&quot;:&quot;https:\/\/lapagederita.blogspot.com\/2019\/03\/musee-zadkine-le-fauve-ou-le-tigre.html&quot;}\">mus\u00e9e Zadkine<\/a>, ou alors une&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.blogger.com\/blog\/post\/edit\/661786216807919329\/7271311697269302635?hl=fr#\" data-original-attrs=\"{&quot;data-original-href&quot;:&quot;https:\/\/fr.m.wikipedia.org\/wiki\/Fichier:Jean-Antoine_Watteau_-_Pierrot,_dit_autrefois_Gilles.jpg&quot;}\">toile de Watteau<\/a>. Un parfum, un morceau de piano. Parfois rien, et soudain un manque \u2013 les petits riens ont d\u00e9cid\u00e9 d\u2019unir leur force et de crier d\u2019une voix unanime, une sir\u00e8ne mugit et nous transperce : le myst\u00e8re de la vie r\u00e9clame un \u00e9claircissement imm\u00e9diat. Et alors cette toile embrouill\u00e9e o\u00f9 nous nous promenions, le regard na\u00eff, l\u2019air de nous complaire mais dans un mouvement tout de m\u00eame d\u00e9sordonn\u00e9 se transforme subitement en une tache vive, puis une autre, et les couleurs dont nous ignorions m\u00eame l\u2019existence apparaissent dans une forme tellement reconnaissable que l\u2019on croit que l\u2019on touche l\u00e0 \u00e0 une forme de r\u00e9alit\u00e9 intangible. Puis apr\u00e8s avoir simul\u00e9 la stabilit\u00e9, l\u2019immobilit\u00e9, les couleurs se mettent \u00e0 danser jusqu\u2019\u00e0 ce que l\u2019enivrement nous fasse \u00e9chouer sur une autre rive, o\u00f9 de secr\u00e8tes pens\u00e9es se briseront \u00e0 nouveau avant de prendre leur envol pour aller rejoindre une autre rive.<\/p>\n<p>C\u2019est curieux mais je crois que les sources de l\u2019\u00e9nergie cr\u00e9atrice sont totalement al\u00e9atoires et nul ne peut pr\u00e9dire d\u2019o\u00f9 elles viendront. D\u2019ailleurs, il ne faut certainement pas les regarder de trop pr\u00e8s, sinon la recherche consciente se replace en travers du chemin et cette v\u00e9rit\u00e9 nous \u00e9chappe. Un des charmes de l\u2019exercice est de se laisser surprendre, d\u2019autres \u00e9tincelles surviendront et c\u2019est justement ce c\u00f4t\u00e9 al\u00e9atoire de l\u2019exercice qui cr\u00e9e une dynamique incessante.<\/p>\n<p>Chaque projet d\u2019\u00e9criture est certainement diff\u00e9rent. En ce qui me concerne, je cherche \u00e0 me conna\u00eetre \u00e0 travers des \u0153uvres de fiction o\u00f9 je m\u2019\u00e9loigne justement de moi-m\u00eame. Je fais confiance \u00e0 la premi\u00e8re page, aux premiers mots, \u00e0 la friction entre ces mots, \u00e0 l\u2019\u00e9tincelle qu\u2019ils d\u00e9clenchent et je me lance. Ensuite, c\u2019est ce balancement, ce va-et-vient entre compr\u00e9hension et surprise qui par association d\u2019id\u00e9es participe au d\u00e9roulement du r\u00e9cit. C\u2019est un mouvement qui n\u2019est pas forc\u00e9ment continu mais port\u00e9 par ce que les mots me disent. Je ne sais pas si j\u2019\u00e9crirai toujours comme \u00e7a, mais en tout cas c\u2019est comme \u00e7a que j\u2019\u00e9cris actuellement \u2013 il est probable que mes lectures de Freud quand j\u2019avais autour de vingt ans ont laiss\u00e9 des traces.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.blogger.com\/blog\/post\/edit\/661786216807919329\/7271311697269302635?hl=fr#\" data-original-attrs=\"{&quot;data-original-href&quot;:&quot;https:\/\/lapagederita.blogspot.com\/2019\/11\/zoe.html&quot;}\">La petite Zo\u00e9<\/a>&nbsp;a eu pas mal de succ\u00e8s, elle fait partie d\u2019une histoire que j\u2019ai \u00e9toff\u00e9e depuis. J\u2019\u00e9cris \u00e9galement un recueil de po\u00e8mes en prose dont vous avez eu cette ann\u00e9e eu un aper\u00e7u&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.blogger.com\/blog\/post\/edit\/661786216807919329\/7271311697269302635?hl=fr#\" data-original-attrs=\"{&quot;data-original-href&quot;:&quot;https:\/\/lapagederita.blogspot.com\/search\/label\/Traces&quot;}\">ici<\/a>. Et surtout, j\u2019ai repris le roman que j\u2019ai d\u00e9marr\u00e9 en 2018 quand j\u2019ai eu une vision nette de ce qui me restait \u00e0 faire sur celui que je viens de cl\u00f4turer. J\u2019ai un recueil de portraits de femmes \u00e9tonnantes, au caract\u00e8re opaque avec une composante \u00e9rotique en cours. Une Mathilde avait d\u00e9j\u00e0 fait son apparition il y a quelque temps. Depuis, il y a eu l\u2019apparition de Louise, Catherine, Tatiana, Sabine, et tout \u00e7a formera un recueil de portraits de femmes. L\u2019\u00e9laboration de ces textes est, je dois l\u2019avouer, un grand myst\u00e8re pour moi ; mais parfois, au milieu du r\u00e9cit, une toile qui m\u2019a intrigu\u00e9e dans le pass\u00e9, de Watteau ou de Manet, de Klimt, vient me rappeler que le myst\u00e8re de la cr\u00e9ation est infini, que chaque \u00eatre est envelopp\u00e9 d\u2019une opacit\u00e9 que l\u2019on peut \u00e0 peine d\u00e9crire par quelques traits vifs. En r\u00e9alit\u00e9, il faut surtout s\u2019en r\u00e9jouir. Jouir de la pr\u00e9sence de ces personnages est une exp\u00e9rience particuli\u00e8re ; elle consiste \u00e0 entrer dans leurs univers m\u00eame s\u2019il r\u00e9siste \u00e0 toute interpr\u00e9tation. Et d\u00e9couvrir un nouvel univers revient \u00e0 transgresser les valeurs dont on a h\u00e9rit\u00e9es, et donc \u00e0 s\u2019apercevoir que le champ d\u2019action est immense.<\/p>\n<p>Je vous souhaite \u00e0 tous une belle ann\u00e9e 2020, des projets, de l\u2019incertitude, des malentendus, des chemins hasardeux, des d\u00e9couvertes improbables, des visions rassurantes, du soleil en hiver, de l\u2019\u00e9t\u00e9 dans le ciel, des fils orange qui parcourent le ciel, des vols d\u2019hirondelles \u2013 dans un sens puis dans l\u2019autre \u2013, des refuges au parfum bois\u00e9, des \u00e9tendues de plaines sauvages, des petits lacs \u00e9tincelants.<\/p>\n<p>De vastes mers luisantes.<\/p>\n<p>Et de nouvelles lectures cach\u00e9es l\u00e0-bas entre ciel et horizon, une surface qu\u2019il faut fendre pour explorer ces grottes qui nous grandissent.&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div data-original-attrs=\"{&quot;style&quot;:&quot;&quot;}\">&nbsp;<\/div>\n<div data-original-attrs=\"{&quot;style&quot;:&quot;&quot;}\"><strong>Rita des Roziers<\/strong><\/div>\n<div data-original-attrs=\"{&quot;style&quot;:&quot;&quot;}\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Une autre, me direz-vous. Pas vraiment en ce qui me concerne, puisque j&rsquo;ai mis un point final \u00e0 mon roman. J&rsquo;ai mis beaucoup d&rsquo;\u00e9nergie \u00e0 \u00e9crire ce livre, alors il ne suffit pas maintenant de trouver un \u00e9diteur ou un simple distributeur, mais de trouver le bon moyen&nbsp; de d\u00e9fendre ce livre sans le &hellip; <a href=\"https:\/\/www.lapagederita.com\/?p=95\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Une ann\u00e9e qui s\u2019ach\u00e8ve&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[13],"tags":[],"class_list":["post-95","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-billet-dhumeur"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.lapagederita.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/95"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.lapagederita.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.lapagederita.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapagederita.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapagederita.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=95"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.lapagederita.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/95\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":365,"href":"https:\/\/www.lapagederita.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/95\/revisions\/365"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.lapagederita.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=95"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapagederita.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=95"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapagederita.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=95"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}