{"id":76,"date":"2020-09-10T22:29:00","date_gmt":"2020-09-10T20:29:00","guid":{"rendered":""},"modified":"2020-11-22T19:52:30","modified_gmt":"2020-11-22T18:52:30","slug":"ce-que-je-ne-veux-pas-savoir-de-deborah-levy-traduit-de-langlais-par-celine-leroy-editions-du-sous-sol","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lapagederita.com\/?p=76","title":{"rendered":"Ce que je ne veux pas savoir de Deborah Levy traduit de l&rsquo;anglais par C\u00e9line Leroy (Editions du sous-sol)"},"content":{"rendered":"<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div>\n<div style=\"clear: both; text-align: center;\"><a style=\"clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;\" href=\"https:\/\/www.lapagederita.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/deborahLevyCequejeveuxsavoir.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.lapagederita.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/deborahLevyCequejeveuxsavoir-200x300.jpg\" width=\"136\" height=\"205\" border=\"0\" data-original-height=\"2048\" data-original-width=\"1366\"><\/a><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: georgia;\">A tous ceux qui fustigent les autobiographies (j\u2019en fais partie, autant l\u2019avouer), ce petit livre, tout petit, minuscule, aussi fin qu\u2019un clou, est fait pour vous. Il a le pouvoir de s\u2019insinuer \u00e0 coup de burin dans la conscience pour se poser la question, la seule qui vaille : combien de temps vais-je contourner <b>\u00ab ce que je ne veux pas savoir \u00bb<\/b> <\/span>?<\/div>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: georgia;\">&nbsp;<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: georgia;\">Cette confession \u00e9tant faite, retournons au projet d\u00e9fendu par Deborah Levy, po\u00e9tesse, \u00e9crivaine et dramaturge anglaise n\u00e9e en Afrique du Sud, qui dans une <a href=\"https:\/\/www.aup.edu\/news-events\/news\/2018-12-06\/deborah-levy-cost-living\">conf\u00e9rence<\/a> a d\u00e9clar\u00e9 . \u201cI want to create something vulnerable and real,\u201d Ce livre est la premi\u00e8re brique de ce projet.<!--more--> Il se divise en quatre chapitres : le premier&nbsp;<b>\u00ab Vis\u00e9e politique \u00bb<\/b> d\u00e9marre \u00e0 Majorque o\u00f9 elle se rend apr\u00e8s une p\u00e9riode difficile. Le deuxi\u00e8me <b>\u00ab Inspiration historienne \u00bb<\/b> situe le contexte historique et social de sa prime jeunesse en Afrique du sud juste avant que sa famille ne s\u2019exile au Royaume-Uni. Elle raconte cet exil dans <b>\u00ab Pur \u00e9go\u00efsme \u00bb<\/b> et d\u00e9crit son envol dans sa vie d\u2019\u00e9crivaine avec une main invalide \u00e0 cause d\u2019une corv\u00e9e quotidienne plut\u00f4t cruelle. Et enfin <b>\u00ab Enthousiasme esth\u00e9tique \u00bb<\/b> donne de l\u2019ampleur au r\u00e9cit tout en reprenant les motifs d\u00e9ploy\u00e9s dans les trois parties pr\u00e9c\u00e9dentes. Dans cette partie, l&rsquo;homme chinois avec qui elle \u00e9change depuis un caf\u00e9 \u00e0 Majorque lui apprend en laissant tra\u00eener sa main \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la sienne que c\u2019est sur les paupi\u00e8res que la peau est la plus fine ; et la plus \u00e9paisse se situe sur les paumes et la voute plantaire.&nbsp;<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: georgia;\">Dans la premi\u00e8re partie, D\u00e9borah Levy raconte comment ce projet s\u2019est mis en place. Son arriv\u00e9e \u00e0 Majorque par un sentier obscur, une nuit, apr\u00e8s une p\u00e9riode difficile o\u00f9 elle n\u2019a de cesse de pleurer \u00e0 chaque fois que son corps gravit une chaine d\u2019escaliers m\u00e9caniques. Elle arrive avec son mat\u00e9riel d\u2019\u00e9criture flambant neuf dans une pension, sorte de retraite \u00e9loign\u00e9e des circuits touristiques. Et elle d\u00e9plie son mat\u00e9riel : son <b>\u00ab calepin d\u2019inspecteur de police parce que j\u2019y amassais sans cesse les indices de quelque chose que je ne pouvais comprendre \u00bb<\/b> comme ces <b>\u00ab baisers \u00e9chang\u00e9s en pleine catastrophe politique \u00bb<\/b>, sa m\u00e9moire d\u2019ex-m\u00e8re, cette m\u00e8re imagin\u00e9e et politis\u00e9e par le Syst\u00e8me Soci\u00e9tal \u2013 toutes ces m\u00e8res crois\u00e9es dans la cour de r\u00e9cr\u00e9ations et aussi celle dont les yeux si petits disparaissaient dans la t\u00eate. Et enfin elle s\u2019interroge sur son r\u00f4le d\u2019\u00e9crivaine alors qu\u2019elle a d\u00e9j\u00e0 \u00e9crit quelques livres &#8211; <b>\u00ab Vous \u00eates \u00e9crivaine, n\u2019est-ce pas ? \u00bb<\/b> Ce r\u00f4le qu\u2019elle d\u00e9finit confus\u00e9ment mais dont la charpente aussi d\u00e9sarticul\u00e9e soit-elle se d\u00e9ploie autour de grandes figures litt\u00e9raires.&nbsp;<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: georgia;\">&nbsp;<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: georgia;\">Dans la deuxi\u00e8me partie, elle revient sur sa jeunesse \u00e0 Johannesburg avant son exil en Angleterre. Elle raconte ce jour exceptionnel o\u00f9 il avait neig\u00e9, quand elle avait ramass\u00e9 cette neige miraculeuse, fabriqu\u00e9 avec son p\u00e8re le corps rebondi d\u2019un bonhomme de neige. Puis la t\u00eate. Et enfin <b>\u00ab le large sourire avec une brindille tomb\u00e9e du p\u00eacher \u00bb <\/b>et<b> \u00ab deux biscuits au gingembre \u00bb<\/b> \u00e0 la place des yeux. Ce jour obscurci par une nuit cauchemardesque : alors qu\u2019elle \u00e9tait couch\u00e9e, l\u2019unit\u00e9 sp\u00e9ciale des services de la s\u00fbret\u00e9 a tap\u00e9 \u00e0 la porte. Pendant que deux autres hommes fumaient une cigarette <b>\u00ab sous le regard du bonhomme de neige aux yeux ronds et creux \u00bb<\/b>, elle a observ\u00e9 l&rsquo;unit\u00e9 sp\u00e9ciale emporter son p\u00e8re, ces hommes qui \u2013 elle le sait pour avoir entendu ses parents en parler \u2013 torturent les gens et ont parfois une croix gamm\u00e9e aux poignets. Et elle savait, alors qu\u2019elle n\u2019\u00e9tait qu\u2019une petite fille, que son p\u00e8re allait \u00eatre jet\u00e9 au fond d\u2019un donjon, tortur\u00e9, et qu\u2019elle ne le reverrait peut-\u00eatre plus jamais. Le lendemain, le bonhomme de neige a fondu. Et aujourd\u2019hui, elle s\u2019interroge sur cet \u00e9v\u00e8nement fondateur. <b>\u00ab Qu\u2019est-ce qu\u2019un bonhomme de neige ? C\u2019est une pr\u00e9sence paternelle ronde fabriqu\u00e9e par des enfants pour garder un \u0153il sur la maison. Il p\u00e8se lourd, il ne manque pas de mati\u00e8re, mais manque de substance, il est fragile, spectral. A la seconde o\u00f9 on lui a donn\u00e9 des yeux en biscuit, j\u2019ai su qu\u2019il s\u2019\u00e9tait transform\u00e9 en fant\u00f4me de neige. \u00bb<\/b>&nbsp;<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: georgia;\">&nbsp;<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: georgia;\">Dans ce r\u00e9cit biographique, tous les personnages f\u00e9minins sont d\u00e9finis par leurs yeux. Tout trait qui pourrait d\u00e9finir une nuance, qui pourrait l\u2019\u00e9loigner d\u2019une introspection lucide est \u00e9cart\u00e9. La mise en sc\u00e8ne est tellement \u00e9pur\u00e9e qu\u2019\u00e0 part regarder son pass\u00e9 d\u2019un \u0153il, de deux yeux ouverts ou de deux yeux peints, il n\u2019y a finalement pas d\u2019autres alternatives pour le lecteur. Cette force charnelle que les personnages habituellement incarn\u00e9s, en chair et en os, cette force qui pousse dans des chemins de traverses pour d\u00e9couvrir d\u2019autres facettes de notre personnalit\u00e9 est ici totalement annihil\u00e9e. Pas d\u2019\u00e9chappatoire. Dans cette narration, le pouvoir est rendu aux yeux. Non pour seulement nous d\u00e9voiler la singularit\u00e9 de l\u2019auteur, mais pour nous pousser \u00e0 d\u00e9voiler la n\u00f4tre. Et \u00e7a c\u2019est un v\u00e9ritable tour de force. Deborah Levy parle de sa qu\u00eate dans son travail d&rsquo;\u00e9criture dans la premi\u00e8re partie quand elle rapporte ce texte de <a href=\"https:\/\/www.themagdalenaproject.org\/en\/content\/zofia-kalinska-1931-2018\">Zofia Kalinska<\/a>, une femme de th\u00e9\u00e2tre d\u2019avant-garde europ\u00e9enne, <b>\u00ab La forme ne doit jamais d\u00e9passer le fond, surtout en Pologne. Cela a \u00e0 voir avec notre histoire : la r\u00e9pression, les Allemands, les Russes, nous avons honte parce que nous avons tellement d\u2019\u00e9motions\u2026 Au th\u00e9\u00e2tre, il faut utiliser l\u2019\u00e9motion avec pr\u00e9caution, il ne faut pas imiter l\u2019\u00e9motion. \u00bb<\/b> Je crois que le mot imitation a toute son importance ici. Il fait fondre le miroir aux alouettes, ces miroirs qui nous font voir toutes ces voix sociales, ces rep\u00e8res politiques, intellectuels que l\u2019on imite sans pouvoir les habiter. Il me rappelle un passage du journal de Kafka qui rejetait tout autant l\u2019imitation.&nbsp;<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: georgia;\">&nbsp;<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: georgia;\">Cette m\u00eame femme de th\u00e9\u00e2tre, Zofia, donne une d\u00e9finition de ce qu\u2019est parler haut <b>\u00ab ce n\u2019est pas parler plus fort, c\u2019est se sentir autoris\u00e9 \u00e0 \u00e9noncer un d\u00e9sir\u2026 Une h\u00e9sitation n\u2019est pas la m\u00eame chose qu\u2019une pause. C\u2019est une tentative de rejeter le d\u00e9sir. \u00bb<\/b> Et D\u00e9borah Levy poursuit plus loin : <b>\u00ab pendant une grande partie de ma vie, j\u2019ai chemin\u00e9 dans mon \u00e9criture avec les indications de Zofia. Le fond devait d\u00e9passer la forme &#8211; oui c\u2019est un conseil subversif pour une autrice telle que moi qui avait toujours exp\u00e9riment\u00e9 avec la forme, mais c\u2019est un mauvais conseil pour une \u00e9crivaine qui n\u2019a jamais exp\u00e9riment\u00e9 avec la forme\u2026 quant aux strat\u00e9gies qu\u2019un auteur de fiction pourrait mettre en place pour d\u00e9ployer les fa\u00e7ons dont ses personnages s\u2019efforcent de rejeter un d\u00e9sir qu\u2019ils \u00e9prouvent depuis longtemps \u2013 pour moi, tout l\u2019int\u00e9r\u00eat de l\u2019\u00e9criture r\u00e9side dans l\u2019histoire de cette h\u00e9sitation. \u00bb<\/b> (page 21)&nbsp;<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: georgia;\">&nbsp;<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: georgia;\">L&rsquo;auteur revient avec lucidit\u00e9 sur cette p\u00e9riode o\u00f9 elle a affront\u00e9 toute la violence sociale et politique de l\u2019Apartheid. A l\u2019\u00e9cole, elle re\u00e7oit des coups par derri\u00e8re sur les jambes parce qu\u2019elle ne veut pas commencer les pages de son cahier \u00e0 la premi\u00e8re ligne mais \u00e0 la troisi\u00e8me. Elle ressent d\u00e8s sept ans ce sentiment d\u00e9stabilisant qui veut que l\u2019on peut ne pas se sentir en s\u00e9curit\u00e9 avec les gens qui sont sens\u00e9s nous garantir la s\u00e9curit\u00e9. Cette ins\u00e9curit\u00e9 qui r\u00e9git les rapports&nbsp;<\/span><span style=\"font-family: georgia;\">de la communaut\u00e9 s<\/span><span style=\"font-family: georgia;\">ud-africaine&nbsp;<\/span><span style=\"font-family: georgia;\">\u00e0 tous les instants. Les blancs parce qu\u2019ils font du mal aux noirs, les noirs parce qu\u2019ils sont la cible permanente de blancs. De temps en temps, elle passe de la vaseline sur les pieds de Maria, la bonne qui s\u2019occupe de la maison. Puis, elle s\u00e9journe chez sa tante o\u00f9 elle fait l\u2019apprentissage du go\u00fbt de la libert\u00e9. Elle rencontre S\u0153ur Joan qui lui apprend \u00e0 parler \u00e0 voix haute et \u00e0 <\/span><b style=\"font-family: georgia;\">\u00ab lire entre les lignes \u00bb<\/b><span style=\"font-family: georgia;\">. Et pour parler \u00e0 voix haute, elle saisit un stylo, \u00e9crit ce qu\u2019elle voit, ce qu\u2019elle a compris, ce qui \u00e9touffe sa voix. Elle \u00e9crit un texte qui commence par <\/span><b style=\"font-family: georgia;\">\u00ab Papa a disparu \u00bb<\/b><span style=\"font-family: georgia;\"> et finit par <\/span><b style=\"font-family: georgia;\">\u00ab Billy Boy en cage \u00bb<\/b><span style=\"font-family: georgia;\">. Et quelques jours plus tard la perruche de sa tante, Billy Boy, retenue dans une cage, est lib\u00e9r\u00e9e de ses propres mains. Juste apr\u00e8s, elle revient sur ce jour o\u00f9 au retour de son s\u00e9jour de prison, son p\u00e8re se tient dans le jardin avec un visage <\/span><b style=\"font-family: georgia;\">\u00ab gris p\u00e2le comme de la neige sale. Il n\u2019y a que ses yeux qui bougent. Ses bras sont raides le long de son corps. \u00bb<\/b><span style=\"font-family: georgia;\">&nbsp;<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: georgia;\">&nbsp;<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: georgia;\">J\u2019ai pens\u00e9 \u00e0 Coetzee en lisant Deborah Levy, une plume qui d\u00e9coupe et explore la violence des rapports. Cette mani\u00e8re d\u2019enqu\u00eater avec une narration serr\u00e9e. J\u2019ai trouv\u00e9 aussi que les phrases tombaient comme des coups. Elle d\u00e9ploie un certain nombre d\u2019all\u00e9gories ce qui donne une port\u00e9e universelle \u00e0 son r\u00e9cit. Mais elle ass\u00e8ne aussi des coups, tant son style est concis, tant elle ne cherche pas \u00e0 nous \u00ab corrompre \u00bb avec des sentiments. On arrive en quelque sorte nu devant chaque phrase. Sans avoir eu le temps de se construire une carapace immunitaire. Je n\u2019ai jamais rien lu de tel. J\u2019ai vraiment d\u00e9couvert un nouvel univers, une plume d\u2019une tr\u00e8s grande intelligence. Un excellent livre dont on ne sort pas indemne. Une tr\u00e8s belle traduction de C\u00e9line Leroy.&nbsp;<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: georgia;\">&nbsp;<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: georgia;\"><i>Ce que je ne veux pas savoir ; Deborah Levy ; traduit par C\u00e9line Leroy ; Editions du sous-sol : ao\u00fbt 2020.<\/i><\/span><\/div>\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; A tous ceux qui fustigent les autobiographies (j\u2019en fais partie, autant l\u2019avouer), ce petit livre, tout petit, minuscule, aussi fin qu\u2019un clou, est fait pour vous. 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