{"id":153,"date":"2018-01-22T21:32:00","date_gmt":"2018-01-22T20:32:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lapagederita.com\/?p=153"},"modified":"2021-04-03T12:16:41","modified_gmt":"2021-04-03T10:16:41","slug":"vers-la-lumiere-de-naomi-kawase","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lapagederita.com\/?p=153","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Vers la lumi\u00e8re\u00a0\u00bb de Naomi Kawase"},"content":{"rendered":"<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: 'georgia' , 'times new roman' , serif;\"><span style=\"font-size: large;\"><span style=\"font-family: 'times' , 'times new roman' , serif;\">Les films sont souvent sources d&rsquo;inspiration pour les \u00e9crivains. Celui-ci, une fois n\u2019est pas coutume, est en relation directe avec le processus d&rsquo;\u00e9criture puisqu&rsquo;il traite <\/span><span style=\"font-family: 'times' , 'times new roman' , serif;\">de la difficult\u00e9 \u00e0 transmettre une sc\u00e8ne par les mots. C&rsquo;est une question que se pose \u00e9videmment tout \u00e9crivain : comment transmettre une sc\u00e8ne avec la bonne distance ? Et la r\u00e9ponse ici est apport\u00e9e par les seuls qui peuvent finalement y r\u00e9pondre avec objectivit\u00e9 : les malvoyants.<\/span><\/span><\/span><br \/><span style=\"font-family: 'georgia' , 'times new roman' , serif;\"><span style=\"font-size: large;\"><span style=\"font-family: 'times' , 'times new roman' , serif;\"><br \/><\/span><span style=\"font-family: 'times' , 'times new roman' , serif;\">\u00ab\u00a0Vers la lumi\u00e8re\u00a0\u00bb de Naomi Kawase parle du<span style=\"font-family: 'times' , 'times new roman' , serif;\"> travail minutieux et patient qu&rsquo;il faut d\u00e9ployer pour choisir les mots, de la difficult\u00e9 \u00e0 nommer et susciter des \u00e9motions, \u00e0 d\u00e9voiler une forme de visible tout en ne la figeant pas dans une interpr\u00e9tation unique. On comprend que l\u2019exercice est difficile quand on assiste \u00e0 la confrontation entre une audio-descriptrice de films, Misako, et des malvoyants qui critiquent son travail pour l\u2019aider \u00e0 faire \u00e9voluer son texte. Les malvoyants ont, comme on peut l\u2019imaginer, une imagination f\u00e9conde, une capacit\u00e9 \u00e0 ressentir des \u00e9motions avec peu de mots. <!--more-->Ils ont une sensibilit\u00e9 exacerb\u00e9e, et leur imagination est leur seul ressort pour donner corps \u00e0 une sc\u00e8ne. Ils ne\u00a0 disposent pas de leurs cinq sens et sont dot\u00e9s d&rsquo;une hypersensibilit\u00e9 auditive pour compenser la c\u00e9cit\u00e9 qui les paralyse. Ils sont avides de sensations ; ils ont besoin de mots justes et ils sont impitoyables quand la description de cette audio-descriptrice s\u2019apparente \u00e0 une transmission simpliste de sentiments. Ils le lui font remarquer avec leurs mots. Sans d\u00e9tour. Un tr\u00e8s bon film donc dans lequel Naomi Kawase nous livre s\u00fbrement ici ses doutes d\u2019\u00e9crivain. D&rsquo;autres th\u00e8mes plus classiques comme la perte, du temps qui passe, sont abord\u00e9s, mais ce n&rsquo;est pas ce qui a retenu on attention. <\/span><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: 'georgia' , 'times new roman' , serif;\"><span style=\"font-size: large;\"><span style=\"font-family: 'times' , 'times new roman' , serif;\"><span style=\"font-family: 'times' , 'times new roman' , serif;\">Une histoire d&rsquo;amour lie l&rsquo;audio-descriptive \u00e0 un malvoyant, un photographe qui perd progressivement la vue. Tandis qu&rsquo;elle ouvre les siens sur le monde des malvoyants. Naomie Kawase emploie des images fortes pour illustrer cet amour : il lui offre une photo tr\u00e8s particuli\u00e8re. Elle lui demande de partager avec elle des souvenirs visuels de ses photos qui lui rappellent son p\u00e8re disparu et son pass\u00e9\u00a0 elle. <\/span><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: 'georgia' , 'times new roman' , serif;\"><span style=\"font-size: large;\"><span style=\"font-family: 'times' , 'times new roman' , serif;\"><span style=\"font-family: 'times' , 'times new roman' , serif;\">J&rsquo;ai moins aim\u00e9 le plans trop serr\u00e9s au mouvement saccad\u00e9, comme je regrette les phrases trop hach\u00e9es dont abusent les \u00e9crivains pour donner un style haletant \u00e0 leurs r\u00e9cits. Les plans serr\u00e9s sur les visages sont saisissants ; on voit les creux, les irr\u00e9gularit\u00e9s, les pores, la peau qui se colore ; le maquillage ou peut-\u00eatre l&rsquo;absence de maquillage met en sc\u00e8ne des visages sur lesquelles l&rsquo;\u00e9motion est visible, des personnages attachants. <\/span><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"margin: 0px 0px 13.33px;\">\u00a0<\/div>\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les films sont souvent sources d&rsquo;inspiration pour les \u00e9crivains. Celui-ci, une fois n\u2019est pas coutume, est en relation directe avec le processus d&rsquo;\u00e9criture puisqu&rsquo;il traite de la difficult\u00e9 \u00e0 transmettre une sc\u00e8ne par les mots. C&rsquo;est une question que se pose \u00e9videmment tout \u00e9crivain : comment transmettre une sc\u00e8ne avec la bonne distance ? Et &hellip; <a href=\"https:\/\/www.lapagederita.com\/?p=153\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;\u00ab\u00a0Vers la lumi\u00e8re\u00a0\u00bb de Naomi Kawase&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[12],"tags":[],"class_list":["post-153","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-musee-theatre-cinema"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.lapagederita.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/153"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.lapagederita.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.lapagederita.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapagederita.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapagederita.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=153"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/www.lapagederita.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/153\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":771,"href":"https:\/\/www.lapagederita.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/153\/revisions\/771"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.lapagederita.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=153"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapagederita.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=153"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapagederita.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=153"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}